Coupe du Monde MYASAKI : Christophe De KEYSER : 6° !!
ITU World Cup à Miyazaki ( Japon ), très belle 6 ème place de Christophe De Keyser en 1:50:15 ( 18:05 - 59:00 - 31:54 ), Peter Denteneer termine à la 49ème. Le vainqueur Espagnol Vicente Hernandez termine en 1:49:11
Le Tri.GT est très fier de ta Performance et du superbe hommage rendu à Pépé en terminant 6ème de cette manche de la Coupe du Monde de Triathlon au Japon ! Ton finish est impressionnant et ton geste, discret mais bien présent, ne passe pas inaperçu pour tes proches.
X TERRA Sylvain DENIS HAWAI/MAAUHI

Après une semaine de congé, voilà pour tous les amateurs de longs récits, mon résumé des championnats du monde Xterra de Maui.
L’optimisme n’était pas au rendez-vous en cours de préparation (après mon hypothermie de Vichy et mon hypoglycémie de Huy, une prise de sang avait révélé une toxoplasmose). Mentalement, ce fut très compliqué de poursuivre un entrainement normal et de rester mobilisé. En plus de ça, je me suis blessé au mollet droit lors de ma dernière compétition en Belgique, deux semaines avant la course de Maui. Ce fut un nouveau coup dur et la douleur m’a obligé à restreindre très fortement mon entrainement trail. Je craignais que toute la partie course à pied se fasse dans la douleur et plus d’une heure avec un mollet qui tiraille, c’est long...
Une fois arrivé sur place, dès les premiers tours de roues de la première reconnaissance du parcours, tout le monde avait compris que la difficulté principale de cette épreuve ne serait ni le décalage horaire (12h pour nous), ni la chaleur (30°), ni l’humidité (90%), ni le dénivelé mais bien la boue ! Absente des chemins belges depuis des mois, c’est à l’autre bout du monde que j’allais de nouveau gouter à ce plaisir. Malgré ça les organisateurs se montrent rassurant « A Maui, ça peut sécher très vite avec la chaleur et le vent… » bla bla bla. Si bien que la première partie du parcours VTT sera remplacé par une section asphaltée pour réduire la difficulté. Terrifiés, les Américains ont évidemment fait les Américains et se sont équipés, il n’y avait donc plus un seul pneu boue de disponible sur l’ile. J’avais été briefé par Mr Xterra Belgium himself, Florian Badoux et j’en avais emporté dans ma valise, mais malheureusement, seulement des pneus conditions humides (de section trop large) et pas des pneus boue (section fine et un dégagement correct de la boue), j’avoue avoir sous-estimé l’état réel du circuit.
J’étais donc peu confiant au coup de pistolet de départ, d’autant plus que les deux premières vagues ont directement plongé le peloton dans le bain… Je les négocie très mal (je me les prends direct en plein din m’geu et après 25m, j’ai déjà du sable jusque dans la raie) et me voilà directement dans le ventre mou, ça tape pas mal et c’est compliqué jusqu’à la première bouée au 300m, demi-tour, je stresse déjà de me faire ramasser lors de la sortie à l’australienne et je regarde plus derrière moi que devant afin de surveiller les vagues, je m’oriente mal et je me fais emporter par le courant. A mi-parcours, me revoilà sur la plage, je consulte le chrono, pas terrible… Il faut replonger et repartir dans la machine à laver. La seconde partie sera du même acabit. Malgré mes efforts à l’entrainement de ces dernières semaine dans cette discipline, aucune amélioration notable.
Je monte sur le vélo dans les etc., mais assez frais. Ma remonté commence sur cette première portion montante sur macadam. Dès le début, je passe Dcl Antonin qui a nagé plus vite. Arrivé dans les premiers chemins off-road, ça se complique. Beaucoup marchent, impossible de dépasser, je me joins au troupeau. Déjà en délicatesse avec mon mollet, je redoutais ce scénario (les 11km de trail seront déjà bien suffisant). Après cette première difficulté, on remonte sur le vélo (un peu) pour slalomer ou rouler dans les flaques (l’eau est chaude ici !). C’est reparti pour une côte boueuse et cette compétition de run and bike par équipe d’une personne ! La boue, très collante s’accumule aux pneus, fait effet boule de neige, ou plutôt ici boule de m…. et vient ensuite frotter le cadre, dans le jargon, on appelle ça le « bourrage », sans sous-entendu aucun. L’effort à produire avec cette résistance au roulement est insoutenable. Je trouve donc une technique de marche efficace en soulevant légèrement la roue arrière pour ne pas qu’elle tourne… On descend sur le flanc du volcan sur un chemin en zig-zag. C’est encore très glissant, il y a des traces de freinage, la végétation est couchée dans les virages, des bidons et des puces de chronométrage jonchent le sol… Puis vient une partie technique en sous-bois, sur un chemin en terre glaise que les organisateurs ont dû simoniser pendant la nuit tellement ça glisse, une pro se vautre devant moi, elle va bien mais je continue la descente à pied un peu calmé. Bien que le peloton soit un peu étiré on marche encore beaucoup la côte suivante. Enfin des portions plus roulantes « in the jungle » où l’on peut mettre le grand braquet et rouler à plus de 30km/h ! Nous roulons à 4, et on attaque la dernière côte, je suis encore bien physiquement mais malheureusement, ma transmission commence à en avoir « plein les bèdées » et je déraille… Je tente de retrouver ma chaine dans la « maclotte de berdouille » et je repars. Je reprend Olivier Champenois qui fait de la mécanique au bord du chemin et voilà le panneau qui annonce les 10 derniers km, censés être les plus facile : profil largement descendant avec juste 3-4 tape-culs. Mais en pratique, ici aussi c’est le carnage… Le phénomène de bourrage est accentué par le fait qu’il y a des épines au sol qui forment avec la boue une mixture excessivement efficace pour ralentir les concurrents. En descente, c’est technique cyclo-cross avec un pied de déclipsé pour anticiper la glissade de la roue avant, en côte de plus de 5%, impossible de rouler et sur le plat c’est pousser à 170 puls pour rouler à du 5km/h. Il faut s’arrêter régulièrement pour enlever la boue de la roue. Les gens sont à bout, on entend jurer des « non de d’jeu » dans toutes les langues du monde. Le principal n’est pas de rouler vite mais de devoir s’arrêter le moins possible ! Statistique effrayante : 13km/h avg pour les 7 derniers km avec une pente négative de 2.2 % de moyenne. Vient enfin le tunnel qui marque les derniers mètres du parcours. Ma chaine a encore sautée mais j’ai la flemme, je me laisse descendre et je commence à courir un peu avant tout le monde. Je n’ai déraillé que deux fois, j’ai également chuté deux fois sans gravité, je m’en sors donc plutôt bien, ben d’jouer a l’balle ! Je n’ai aucune idée de ma position mais de retour au parc je remarque qu’il n’y a finalement que peu de vélos. Mes jambes ont encore l’air fraîches, reste à voir si le mollet va tenir. Ça monte directement, parfois assez fort, ça zig-zag, ça descend un peu, puis ça remonte, je dépasse, je dépasse sans me faire reprendre. Dans les chemins, c’est Disney on ice ! C’est parfois plus compliqué de tenir debout que d’avancer. Les arbres servent de prises d’escalade, j’aurais dût partir avec des chaussures à clous et des bâtons ! Mais le mollet tient encore. Les nombreux ravitos m’aident à supporter la chaleur et j’attaque la partie descendante, un peu moins boueuse mais très technique (virages, troncs d’arbres, pierres,…) ça se complique après le dernier ravitaillement : un mur sur asphalte me rappelle mon mollet. Plus que deux bornes, je lève le pied, il n’y a personne derrière, et heureusement, la dernière descente puis j’entends les vagues, me voilà sur la plage et ensuite la finish line. Elle est faite, je suis satisfait, avant le départ de cette course épique tellement spécifique je n’aurais pas donné cher de ma peau. Pour ma première participation : 49ième, 23ième amateur, second belge, 7ième de mon groupe 35-39 (assez relevé, le second des 30-34 est derrière moi) sur presque 800 inscrits, mais surtout le sentiment d’être venu à bout de cette épreuve hors du commun pendant laquelle, mais également en amont de celle-ci, il a fallu braver pas mal de difficultés.

Félicitations à Sylvain Denis (1er), Antoine Didier (2e) et Jimmy Sirimarco (32) pour leurs prestations lors du Cross Duathlon de Malonne du 11 novembre.
Doublé TriGT au duathlon de Malonne. En ce 11 novembre se déroule le traditionnel duathlon de Malonne. Plus de 200 partants un peu de pluie et 10 degrés. Comme d’habitude, les gens partent comme des singes, après 300m, je suis 25-30ième… Je passe la seconde dans la côte et sors du bois en 4ième position, Antoine Didier est quelques mètres derrière. Statu quo dans le second tour. Je rentre en T1 4ième à 45 secondes de la tête (Johan Goubau et Lucas Pollet), grâce à une bonne transition je sors 3. Antoine est 15 secondes derrière. Dès la première bosse, j’aperçois la tête et je ferai la jonction dans la seconde. Je passe un relais et sans le vouloir, je m’isole en tête, mais la route est encore longue et je choisi de temporiser. Antoine et Simon Grégoire (un jeune cycliste du CCC) reviennent pour former un groupe de 5. Simon mettra quelques gros relais, mais nous bouclerons groupés le premier tour. Dès la première bosse de la seconde boucle, nous partons à trois avec Antoine et Simon. Nous conjuguons nos efforts et rentrons au parc avec une avance suffisante. Antoine et moi effectuons une toute bonne transition et sortons de T2 avec 20 secondes. Les 2500 derniers mètres passent très vite et nous arrivons au "sprint", Antoine décélère plus que moi et je passe la ligne en premier. Doublé Trigt dans ce bel événement local qui permet de rester en mouvement pendant cette période hivernale

Le voici... résumé de l’Ironman d’Hawai championnat du monde.
Pour rappel, je me suis qualifiée pour Hawai en réalisant une 3ème place à l’Ironman du Texas en terminant en 9h36. Le Texas fut une course parfaite. C’est suite à ce super résultat et au fait que j’ai pris du plaisir de A à Z que j’ai décidé de prendre cette qualification. L’ objectif du Texas n’était pas de me qualifier, je faisais cette course sans pression, sans devoir être encore la meilleure,...J’étais dans un tout autre état d’esprit qui au final a porté ces fruits.
Hawaï 2018... : 3ème participation.
En 2015 : 11h21 mais j’avais beaucoup de déceptions. Je ré-attaque en 2017 : 10h54 et là par contre, ce fut une belle course mais avec un marathon dans le dur. J’étais satisfaite de moi mais...
2018 : j’avais beaucoup moins de pression, c’était un terrain connu, et j’avais déjà fait une superbe course au Texas donc j’étais bcp plus "zen". J’avais néanmoins 2 objectifs : faire un meilleur temps que 2017 et surtout faire ce fameux marathon ici à Hawai en dessous de 4h.
Moins de pression ne veut pas dire moins d’entrainements, moins de rigueur. J’ai poursuivi ma préparation comme d’habitude : avec acharnement, de la motivation, peu de temps de relâche, l’envie de toujours mieux faire, des triathlons en préparation, des concessions,...Je voulais être au top et je gardais mon côté perfectionniste. C’est toujours avec Nicolas d’Harveng, Start-Today, que j’ai poursuivi ma préparation. Je ne lui dirais jamais assez merci pour tout. Des entraînements au top, des ré adaptations en fonction de la fatigue, de mon ressenti, beaucoup plus qu’un simple entraîneur. Je te dois beaucoup Nico..
Je suis arrivée sur place le dimanche soir. J’avais donc 5 jours pour m’acclimater, pour récupérer du décalage horaire et surtout pour que mon angine blanche diminue avec les antibios. Mon attention les premiers jours était concentrée sur cette angine( une bonne chose peut être ☺). Merci Jean-Charles et Bernadette pour vos paroles rassurantes. Ça allait de mieux en mieux, j’étais de plus en plus rassurée et enfin mon attention et mon énergie sont tournées vers ma course.
Sur place, j’étais avec Benjamin Lantrebecq, Benoît Bourguet, Marie Clx et Sacha. L’atmosphère était bien détendue et Benja et Marie faisaient vraiment le maximum pour nous. Ceci a permis d’être vraiment bien les jours juste avant.
Enfin le jour J...
Le mer semblait un peu plus agitée que 2017, nous sommes parties les femmes ensemble à 7h20, 15 minutes après les hommes...Le niveau était plus dense, beaucoup plus de femmes avec qui nager. Après plus ou moins 1500m, on rattrape les derniers hommes et puis à la moitié, on serpente entre les hommes pour les passer. Se concentrer, être vigilante pour ne pas perdre son énergie et recevoir des coups.
59 minutes pour ces 3800m de natation, ça va, sous l’heure je suis contente.
Le vélo fut un peu plus compliqué que ce que j’espérais. Les conditions étaient meilleures que 2017, moins de vent et un peu de pluie vers le 150 ème km. Mais je n’ ai pas su, je pense, rouler comme je l’aurais espéré. ..J’ ai un capteur de puissance et je n’arrivais pas à mettre la puissance que je devais...Je me disais : ça promet pour le marathon...Puis, je me suis obligée à me re concentrer, à ne penser qu’ à tourner les jambes et hop, iI faut y aller. On est pas là pour se plaindre. Je croise Benja et Yves Lambert au 125 ème km. Benja Lan me dit que je fais un bon vélo, mais je ne me sens pas trop bien, je ne suis pas très positive. Ils me boustent. Je relâche un peu 2 minutes puis je me redis allez Annab, tu sais le faire, je me motive en regardant ma montre et je vois que c’ est possible de faire sous 5h30..Parfait. Je pense à vous tous derrière moi et surtout aux personnes qui ne sont plus parmi nous, qui m’auraient encouragé et qui croyaient en moi. Ça y est, j’avance à mon rythme et le vent est favorable. Je reviens sur pas mal de monde et je me dis : au final, peut être que je roulais bien et les autres simplement trop vite...
J’ai toujours fait attention à bien m’hydrater et me refroidir.
Je termine le vélo en 5h17, je suis contente. Ce jour là , je n’aurais pas su rouler plus vite, c’ est ainsi. Je savais que l’objectif de battre 10h54 était atteint sauf vraiment grosse grosse défaillance.
Petite transition ou je prend le temps...perde quelques minutes pour en gagner après, je me refroidis, je prend correctement tous mes gels et puis grande respiration avant d’attaquer ce marathon. Toute ma concentration est rassemblée, mon énergie positive est là . Je suis prête.
J’ai couru ces 42 kms en prenant énormément de plaisir. Tous les miles (1km600), il avait un ravito. Je prenais le temps de me refroidir, remplir ma gourde d’eau et de glace pour m’asperger entre ceux ci. Je perdais du temps mais je ne surchauffais pas et ça, c’était important.
Avec Nico, on avait planifié de découper celui ci, 8×5 kms, bcp plus facile que de se dire 42 kms. Je démarre celui-ci à un bon petit rythme, je suis confiante.
Je croise Marie, Benja, Yves, Julie Ph et Sacha au début et au 10 ème km. Ils m’encouragent toujours à fond. Puis Marie arrive avec Sacha en trottinette et là Sacha m’encourage. Il a 3 ans, je rigole, et souris. Ça fait du bien.
Ensuite Benja me dit que je fais une super course à nouveau, il me dit de bien courir relâchée. J’entame Palani Road, une côte que je coure à mon rythme.
Je pense à pas mal de choses : je pensais à vous tous en chaussettes ou pas☺, j’y croyais et je savais que beaucoup croyaient en moi. J’ai eu la force de courir et vous m’ en avez donné énormément. Je me force à sourire et ça m’ aide.
Benja avait prévu de suivre par ci par là en trottinette...au final, il m’ a attendu au 40 ème km et m’ à laissé faire ma course seule, MERCI. Arrivée au bout d’ Energy Lab, il me restait 15 kms. Beaucoup craque à ce niveau là car il y a une forte chaleur. En ce qui me concerne, je l’ai passé assez facilement, toujours en me refroidissant car le soleil était plus que présent.
Après 30 kms, je checke mon temps. Ça va, c’est toujours possible de faire sous 4h mais je ne dois pas traîner,...allez Annab. Beaucoup savaient que je voulais faire sous 4h. J’avais une petites voix qui entendaient tous ceux qui me suivaient et qui diraient derrière leur PC...ne pas craquer, courir, tu vas y arriver, tu ne dois avoir aucun regret, tu en es capable, n’oublie pas de sourire, relâche toi...
Puis au 37eme, la coup de barre, je marche quelques pas.
Je repense à mon entraîneur qui y croit mais j ai vraiment dur, je veux y arriver...A nouveau, des flash de personnes importantes m’aident. Je me rattache à la chance que j’ai d’être là , de pouvoir vivre ce que je vis, d’étre soutenue comme je le suis, de pouvoir réaliser à nouveau cette course, tout le temps passé aux entraînements.
Les 2 derniers kms furent juste parfait. Je donne le maximum, je coure mais je profite. Je passe sous cet immense arbre, qui a quelque chose de magique ( comme si des esprits étaient présents). J’arrive sur le tapis, je regarde pour voir Benja je souris, et il a un grand sourire. Je ne sais pas mon temps mais je sais que j’y suis arrivée.
Objectifs atteints : 3h57 sur le marathon et 10h21au total. Je termine 100ème dame et 22ème de catégorie avec un niveau impressionnant.
Je suis émue, j’y suis enfin arrivée, je termine sans regrets, je suis contente et je sais que vous tous êtes content pour moi et ça a beaucoup d’importance à mes yeux. Je termine ma saison par cette superbe course mais surtout par ce marathon réalisé avec beaucoup de plaisir. Cette rigueur, cet acharnement, ce contrôle, cette discipline, m’ont permis d’y arriver.
Je remercie d’abord Benja à nouveau présent à mes côtés, toujours derrière moi pour me soutenir.
Félicitations à Benoit Bourguet, enseignant dans le département #éducateur au #Parnasse-Isei, il a clôturé son Ironman aux championnats du Monde en 9h07... Quelle performance, il se classe 17ème/266 💪👌 de sa catégorie d’âge et 145ème/1668 au général.
Résumé oral sur le site www.trigt.be
Tous les sportifs qui exercent leurs passions en compétitions se donnent des objectifs, rêvent de performances et donnent tout ce qui est possible dans leur préparation pour atteindre leurs buts.
Il y a presque un an, je me suis lancé le défi de réaliser la distance maître du triathlon (3800m, 180km, 42km) en moins de 10 heures. Pour cela, j’ai choisi avec Benja le parcours de Floride qui est très plat. Le climat y est doux et agréable début novembre. Durant ma préparation cette année, tout s’est super bien passé, pas une blessure, pas un souci et même quelques belles performances avec une qualification aux Championnats du monde 70.3 de Nice 2019, sur le Swedeman ou d’autres courses locales.
A trois semaines de la course, l’ouragan Michael est venu perturber tous nos plans. La ville de Panama City a été dévastée et l’organisateur Ironman annule la course à cet endroit pour la déplacer à Haines City, plus de 600km au sud-est. On se voit donc contraint à changer toute l’organisation ; vols, logement, location de voiture et j’en passe…
Le parcours paraît un peu plus vallonné mais rien d’alarmant. Par contre, il ressemble exactement à parcours de Pac-Man.
Sur cette course, nous étions 3100 inscrits. C’est sûrement la plus grosse course de tri que je réalise et surtout celle avec le plus de participants dans ma classe d’âge : 484 personnes et donc près d’1 personne sur 6 était un concurrent de ma classe 😊. Suite aux aléas du changement de lieu et des abandons durant la course, nous sommes 1665 seulement à avoir reçu ce fameux « You are an Ironman » et près de 300 (294 exactement) de ma classe.
Alors, que s’est-il passé sur cette course ?
Une fois sur Haines City, je termine ma préparation comme d’habitude. La tactique de course est finalisée par téléphone avec Nico (#starttoday) et le jour J, tout est ajustéjusqu’au moindre détail. Le mental est là , je suis prêt.
Alors, on démarre. Je me lance dans l’eau avec un rolling start impeccable. On ne se pousse pas trop, je suis dans les 30 premiers à partir, dans la vague des « under 60 min ». On fait le premier tour et je me sens super bien. Sortie à l’Australienne, j’entends Annabelle m’encourager et on replonge pour un deuxième tour. Rapidement, je rattrape les derniers. Et là , ça commence à se compliquer ! Entre les gens qui nagent en brasse, qui s’arrête pour remettre leurs lunettes, ceux qui sont perdus ou regardent leur montre et ceux qui tout simplement sont déjà crevé après 200m, c’est la pagaille. Gros zigzag sur 1900m avec quelques coups perdus au passage. Je sors tout de même en 58 minutes, ce qui n’est pas trop mal, vu un deuxième tour aussi épique.
La transition est interminable (plus de 5 minutes). Et me voilà parti à vélo. Annabelle est toujours là pour filmer et nous encourager. Mais, dès le départ, j’ai les jambes lourdes, sans raison apparente. Je ne pousse pas trop mais les sensations ne sont pas terribles. Je reste au wattage prévu et constate que la vitesse moyenne n’est pas comme je le voulais. Il y a du vent de face. Le parcours est beaucoup plus exigent que je n’avais imaginé. On change constamment de direction avec des relances à chaque fois digne d’un bon Pac-Man comme cité plus haut. Sur le premier tour, je roule principalement tout seul, presque personne à accrocher. Je vois Benja après un le U turn, il est juste derrière moi. On revient sur la ville avant d’entamer le deuxième tour. Annab est toujours là – que ça fait du bien de l’entendre ! Sur le deuxième tour, la moyenne faibli au même rythme que les watts. Je pousse mais impossible de remonter la moyenne. J’avais prévu de passer sous les 5 heures (plus de 36 km/h de moyenne) mais je vois que ça ne passe pas.
Je reviens au parc à vélo, le soleil brille. Ça aussi, ce n’était pas prévu. La météo annonçait un temps gris toute la journée avec du vent le matin. On a eu le vent et quelques nuages le matin, et des grosses périodes d’ensoleillement sans vent pour le marathon. A ce stade, je sais que je n pourrai pas faiblir sur le marathon si je veux passer sous les 10h heures. C’est encore possible mais il faut rester hyper concentré et ne pas faiblir. Je démarre cette course à pied au rythme fixé. Je sens que les jambes font mal et je suis déjà au bord des crampes. _ Après 5 km, c’est le gros coup de chaud. Il n’y a pas d’air, pas de vent, soleil de front, je souffre. Annabelle m’encourage et me conseille les glaçons. Je me remplis le maillot de glaçons pour refroidir. Ça fait du bien mais c’est éphémère. Le soleil cogne et je dois ralentir. On doit faire trois tours. Le deuxième est le plus dur, je dois marcher à quelques reprises. Je ne vois plus Benja et là je me dis qu’un truc s’est passé. Sur la fin du deuxième tour, je les vois tous les deux Benja et Annab m’encourager. Benja a jeté l’éponge dans le premier tour. _ C’était assez incroyable ; sous le soleil, impossible d’avancer, comme un coup de massue sur le corps ; dès le passage d’un nuage, je pouvais repartir en courant. J’entame le dernier tour avec les nuages et même un peu de pluie. Annabelle me remotive et me dit que je suis 10ème de catégorie. Il me reste 12 km. Mon corps est passé dans tous les états ; j’ai eu successivement mal ventre, mal aux articulations, mal à la tête, mal aux muscles. Il faut dire que sur 42 km, on a le temps de penser et donc le corps envoie toutes les excuses possibles pour arrêter le massacre. Il faut donc que la tête réagisse. C’est un duel intéressant je dois reconnaître.
Pour mon troisième tour, la tête a eu le dessus. Il n’est plus question de s’arrêter, on court ! Annabelle me suis sur le tracé en serpentin. Je ne lâche rien mais c’est franchement dur. Je passe finalement sur le fameux tapis rouge pour m’entendre dire la phrase magique, après 10h24 d’effort. Je suis vraiment épuisé.
Je termine 13ème de catégorie sur 294 et 48ème au scratch sur 1665. Je reste positif et content d’un résultat correct par rapport à l’ensemble. Mais c’est moins bien que l’objectif, et donc déçu.
Je voudrais remercier d’abord ma petite famille qui a subi toutes mes absences cette année. Entre mes voyages professionnels et mes entrainements, il n’y a eu que trop peu de temps pour eux. Et surtout à Anna ma fantastique petite épouse qui a tout géré à ma place.
Un tout merci à Nicolas d’Harveng #starttoday pour cette saison bien remplie, pas facile. Tu as réussi à me guider au travers de toutes mes courses parfois insolites, le tout sans blessure, sans excès et avec une efficacité surprenante – un sans-faute.
Merci à Benja et Annabelle pour ces super moments passés ensemble. Et un grand merci à notre club TriGT et nos sponsors : #infinitri #arenawaterinstinct #wantyoubike #cbd.
On prépare la saison prochaine avec déjà cette qualification aux Championnats du monde IM70.3 de Nice 😊. D’autres courses vont rapidement garnir ce calendrier je pense – mais place au repos avant tout.
Françoise Theate
F.A.N.T.A.S.T.I.Q.U.E....Chouchou qui après son titre de Championne de Belgique.🇧🇪 du matin à Charleroi sur 1500 m nage libre ......Remporte le Jogging de Colfontaine et un superbe vélo…. sur 10km400 en 42’40") dans une folle ambiance HALLOWEEN…..Un grand merci à la commune de Colfontaine pour la superbe organisation.... (ha oui demain boulot à 7h)
Départ reporté d’une heure, le froid, un parcours pas si simple que ça avec des portions dans des petits bois, sentiers de terre, de sable, de gravier, d’herbe, des pontons en bois, pas mal de relances dans ces portions. Un peu compliqué aussi de par le peu de spectateurs présents...
Mais l’objectif sous les 3h est atteint : marathon terminé en 2h57’57 ðŸ 4’13/km 🃠18e/792
Place à un peu de repos, bien passer l’hiver ⛄ et préparer l’objectif 2019 Ironman Hambourg
Victoire sur le 10 km du Run and Bike de Élouges samedi avec Thomas Calin comme partenaire.
34’15 / 3’30 au km
Un beau cadeau d’anniversaire !
Taça Africana de Agadir - 5° lugar
Termino a minha época de 2018 com um 5° lugar em terras marroquinas....
Depois de uma longa época, é hora de ouvir e respeitar o meu corpo e dar-lhe o devido descanso !