ADEPS ADEPS Féderation Wallonie Bruxelles Portail de la Wallonie Ville de Tournai Télévision Notélé VivaCité VivreIci
Le Groupe Dufour Atelier Hanot-Frères Infinitri L'actu de votre region sst secretariat social cbd Arena Water Instinct Group Gobert WANT YOU BIKE : THE PLACE TO RIDE Cube Bikes

L’IronMan de Nice suivant Chichi ( 886 )

Ironman de Nice.

Enfin nous y voilà, après des mois de préparation, l’objectif tant attendu pointe son nez. Je vous parle du dimanche 26 Juin à Nice mais non pour y faire la crêpe sur les plages de galets mais bel et bien pour participer à son IRONMAN.

04heures du mat, réveil après une nuit presque blanche, le réveil sonne, ça y est faut y aller. Petit café, gâteau sport, dernier contrôle du matériel à emporter et en avant.

05h15, je rentre dans le parc à vélo, contrôle des pneus, gonflage de ceux-ci, placer mon matériel de réparation, mon ravito…ok en ordre. 15’ plus tard, j’enfile ma combi après m’être tartiner de vaseline pour éviter tous frottements inutiles.

06h00 je suis sur la plage et me place en 3ème ligne dans le box 1h02, la pression monte, pour la faire tomber, je discute avec d’autres concurrents. 06h15 le speaker commence son show et fait monter l’ambiance tant chez les athlètes que les spectateurs.

06h30 le départ est donné et comme un homme, tous se lancent dans l’eau pour les 3.8km. J’essaie directement de prendre mon rythme et sens que je suis à ma place, naturellement ça se bat, ça se frotte mais ça on y échappe pas et il faut s’y préparer. Le premier changement de direction après 1000 m est horrible, coups de pied, coups de coudes, enfin la totale mais c’est « le jeu », retour vers la plage, je commence à sentir mes bras, sortie à l’Australienne après 2400M et on replonge pour les 1400 derniers mètres, là je me sens revivre et reprends un bon rythme. Je sors enfin de l’eau, regarde mon chrono et bingo, 01h02, bien chichi, t’étais à ta place.

Vite prendre son sac de transition en essayant de faire celle-ci le plus rapidement possible. J’enfourche mon vélo et me voilà parti pour 180km, je démarre calmement, la journée est encore longue, je m’hydrate, mets de la crème solaire et me ravitaille sur les premiers km. Ca me dépasse de partout, surtout ne pas s’exciter et prendre son rythme, première difficulté, après 20km où une « bosse » de 12% sur 500M nous attend, tranquille je la passe. Ensuite succession de col, faux plats et descentes. Prochaine difficulté après 50 km où un col de 21 km nous attend, je la gère, il fait chaud mais je me sens relativement bien. 120ième km, le plus gros est derrière et tout ce que l’on vient de grimper on va le redescendre, je rentre dedans et regagne quelques places. Les 7 derniers km le long de la promenade des Anglais est interminables mais surtout en garder pour le marathon. Je dépose le vélo 5h39 plus tard, soit 14’ de plus que l’année dernière mais je voulais en garder sous la pédale.

Transition, là on sent tout de suite en descendant du vélo si les jambes sont là ou pas…hum, pas fameux mais mieux que l’année dernière. J’entame le marathon prudemment, objectif, ne pas marcher et 3h20-3h30. Les 2 premières boucles se passent bien mais je sens également que je ne vais pas faire un temps canon, je souffre de la chaleur, je m’hydrate pourtant bien, me rafraîchis sous les portiques douche mais pas moyen d’accélérer et malgré tout les ravito, j’ai faim, mon estomac demande du solide…pfff, je n’ai pas pris de ravito perso, une erreur peut-être…Enfin faut continuer, la tête ne me dit pas d’abandonner mais ne me pousse pas non plus à me faire mal, bref, 4h01 plus tard, je traverse la ligne d’arrivée. 10h52, déçu, fatigué mentalement et physiquement, j’attendais mieux mais voilà, c’est comme ça.

Ce qui est certain, c’est que sur iron, j’en apprends aussi bien au niveau du sport, je n’en suis qu’à mon 4ème finalement, qu’au niveau personnel. Et oui, le surpassement de soi-même, ce mental qui va, qui part, qui vous fait avancer même qu’en vous n’en pouvez plus.

Vive le sport, vive le triathlon et vive l’ironman

chichi