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IronMan d’Hawaï ( 1849 )

Superbe course de Ben bourguet à Hawaï.

Ci dessous le résumé de sa course.
Je viens de boire une Bud Light, et j’ai la tête qui tourne !
Donc, merci d’excuser certaines formulations de phrases hésitantes. Ah oui, j’ai aussi terminé ces fameux championnats du monde Ironman à Hawaii
D’après les statistiques et de par mon inexpérience sur la course, je devais apparemment espérer me retrouver entre la 150ème et la 200ème place au scratch (pros compris).
Il y a près de 1900 partants dont 153 professionnels (hommes et femmes).
Lever 3h45, arrivée sur le site, préparer le vélo ...

Je me mets dans l’eau 15 minutes avant le départ.
Je m’échauffe. Puis je tente d’aller me placer en 1ere ligne.
1er coup de stress, j’ai l’impression d’avoir déjà connu cela mais c’était à Mons, au Doudou quand j’essayais d’atteindre la corde ! Les 10’ les plus longues de ma vie.
Ca bagarre, c’est nerveux, il faut faire et garder sa place, la ligne de départ n’est pas hyper large.
Après tout, mon surnom est le « chien »alors mon espace, je l’ai eu. Au coup de canon, comme d’habitude, je nage le 1er200m très vite afin de me dégager et éviter les coups.
Sauf qu’ici, je ne me dégage absolument pas, le niveau est très dense et je me retrouve dans une machine à laver durant 1500m.
Le reste du 3800 se déroule bien, je nage assez tranquille (57’), jamais essoufflé, la journée va être longue ! A la sortie du parc vélo, je suis assez bien placé (+/- 35ème, je n’ai pas vérifié) et c’est parti pour les 180km.
L’aller vent de dos est super agréable.
A 15km du turning point d’Hawaï, un faux plat montant interminable vent ¾ face, je suis scotché entre 18 et 22Km/h. Au retour, sur cette même portion, des pointes à 60km/h sur le plat avec un vélo quasi incontrôlable.
Vu mon poids, ma technique était simple, je roulais le plus à droite possible afin de ne pas couper la ligne médiane lorsqu’il y avait une rafale de vent.
Les derniers 50km vent de face, je perds pas mal de temps et de places. Ici, ils ne font pas du vélo, ils font de la mobylette ! Bref, je pense que je fais 5h02 pour le vélo, 36km/de moyenne. Compte tenu de mes qualités (qui ne sont pas sur le plat) et des courants d’air (héhé), j’estime avoir « sorti »mon meilleur vélo.
A la transition, je pose les pieds à terre et gros stress, mon nerf sciatique me refait mal de la fesse à la cheville.
Transition courbé en 2 et départ sur le marathon en boitant. Ouf, ça passe après 2km.
Les jambes sont super bonnes, pas de soucis d’estomac, bonne hydratation, tout baigne. Les1ers 16km se courent ds une ambiance incroyable avant d’aller chercher la QuennK Highway et les champs de lave.

La T° augmente, il y a du dénivelé mais je regarde le rythme. Je reprends énormément d’athlètes (ceux qui jouaient les mobylettes en vélo). Cette fois, mon gabarit joue en ma faveur.
Vers le 28èmekm, entrée et descente dans Energy Lab. Il s’agit d’une cuvette à l’abri du vent entre les champs de lave. J’y suis rentré serein, j’en suis ressorti « cuit à point ».
Retour sur cette même Quenn K, ligne droite vallonnée en plein soleil de 10km.
Même si mon allure ralentit, je n’ai pas de gros coup de barre mais le mental doit tout de même commencer à prendre le relai. Je réalise 3h12’au marathon, ça commence à ressembler à quelque chose !!! La dernière ligne droite vers la ligne d’arrivée est MAGIQUE. Je boucle ces championnats du monde en 9h18’, 95ème au scratch, apparemment 14ème de ma catégorie, 7ème belge et 2èmeamateur belge. Bref, je suis comblé par ce résultat !!!!!
Je ne sais pas combien de personnes étaient derrière moi pour m’encourager mais énormément. MERCI à tous, mon amoureuse, ma famille (Marine et Mathis en tête), mes coachs, équipe médicale, les amis, ma direction, mes collègues (clin d’’il particulier à mon fan club du secrétariat), ‘ !!!

Félicitation a tous.